Fief des chevaliers de Chasteignier de la Roche-Posay (dont les origines remontent à 1060), le Château des Etangs fut bâti au XIe siècle. Placé entre la « Fontaine de l’âne » et le « Pont du moulin », il fut sans doute le verrou de la route reliant Limoges à Angoulême. En 1636, le château sera saisi et acheté par la famille de Nesmond. En 1749, Jean de La Breuille, un lointain cousin, investit le Château. Joueur impénitent, il dilapide sa fortune sur les tapis verts et, en 1761, le Domaine des Etangs est à nouveau saisi par la justice royale. Le marquis de Brunoy en fera alors l’acquisition avant de le céder, en 1773, au chevalier François Emmanuel Bernard du Breuil Hélion de La Guéronnière.

En 1793, en pleine Révolution française, le chevalier et son fils abandonneront le Château pour rejoindre l’armée de Condé et lutter contre les forces révolutionnaires. Revenus sur leurs terres en 1801, blessés et affaiblis, ils survivront quelques années avant de s’éteindre.  C’est un filleul et neveu qui en 1860 fera de la place forte un Château à vivre en le rénovant de fond en comble. Sa fille épousera le comte Beaupoil de Saint Aulaire, l’auteur des Chroniques de la forêt de Sauvagnac, avant de le vendre, en 1919, à monsieur Vincent, un ingénieur agronome ayant fait fortune en Indochine et qui y installera un élevage de porcs de race anglaise.

Après la Seconde Guerre mondiale, le domaine fut vendu à monsieur Fleury, avant d’être acheté dans les années 1980 par monsieur Didier Primat. Amoureux du beau et de la Nature, des pierres et des bâtiments, des matériaux nobles et bruts, il va se lancer dans une série d’importants travaux pour redonner au Domaine son lustre originel.