Traversée par la Moulde, le village de Massignac a le charme des villages de France. Rond, ombragé dans ses ruelles et clair sur sa place où il fait bon boire un verre en terrasse. On aime y prendre le temps de vivre.
Des traces d’occupations anciennes sont avérées sur la commune. Au lieu-dit Thauzac se trouve un dolmen érigé en – 5 000 et – 3000 avant notre ère.

L’origine du nom de Massignac, comme beaucoup de communes comportant le suffixe « ac », signifie « domaine de…. » ou « Possession de…. ».

Au Moyen Âge, le territoire dépendait de la puissante principauté de Chabanais, le fief des Etangs était une possession de ces « princeps ».

En 1275, un acte est conclu entre Eschivat alors Prince de Chabanais  et le curé de l’époque. Au Prince la haute et basse justice, au curé la règlementation des foires et marchés.

Les Guerres de Religion vont faire entrer la paroisse de Massignac dans une période profondément troublée. Pierre Chasteignier, alors seigneur des Etangs et converti au calvinisme, est assassiné sur le pont-levis du château (il avait tué 4 seigneurs du voisinage). C’est à cette époque de grande instabilité religieuse que l’église Saint-Jean est incendiée.

L’édifice actuel date du 18ème siècle. Une fontaine de dévotion Saint-Paul lui est attenante, ses eaux vertueuses guériraient les enfants des peurs nocturnes.

Sous l’Empire des foires et marchés se tenaient le 20 de chaque mois sous les halles qui se trouvaient jadis devant l’église, dans les rues du bourg et sur le champ de foire.

Ces halles qui gênaient la circulation et la sortie du bourg en direction de Chabanais ont été rasées en 1881 : de cette opération résulta une baisse sensible de la fréquentation des foires et marchés, aggravé ensuite par le développement du chemin de fer en 1889.